mardi 14 janvier 2020

Un millionaire à Lisbonne - J.R.Dos Santos



Bonjour à tous !
Je vous retrouve aujourd'hui pour vous parler du second tome du dyptique L'homme de Constantinople de José Rodrigues Dos Santos. Je remercie chaleureusement les éditions Hervé Chopin pour cet envoi qui est arrivé le 24 décembre, un cadeau de Noël à l'avance !
Vous vous souvenez peut être, je vous ai déjà parlé de cet auteur plusieurs fois, je l'ai découvert grâce à La formule de Dieu que j'avais adoré. En plus de nous fournir un récit digne d'intérêt à chaque fois et qui nous tient en haleine, l'auteur nous offre en plus toujours la possibilité de réfléchir sur des sujets historiques, spirituels et philosophiques et on passe un excellent moment. 

J'avais adoré le premier tome alors que l'auteur sortait un peu des récits dont il a l'habitude et s'intéressait, même de façon plus ou moins fictive, à la vie de d'un homme ayant eu une influence géopolitique cruciale au XXè siècle, dans un récit presque biographique et riche par son réalisme. 
Je vous disais dans ma chronique du premier tome que ce n'était pas le genre d'histoire sur laquelle je me penchais habituellement mais l'auteur avait réussi à m'emporter dans son récit et j'avais hâte d'en découvrir la suite avec ce deuxième tome en main. 

Dans ce deuxième volet, on suit toujours la vie de Kaloust mais aussi celle de son fils, Krikor, et c'est probablement ce qui m'a le plus marqué dans ce second tome, on s'attache beaucoup plus à ce personnage qui lors de la première guerre mondiale décide de rejoindre la Turquie pour retrouver celle qui l'aime. Commence alors un périple inimaginable et insoutenable qui nous met face à ce qu'a du être le génocide Arménien. Sous couvert de la première guerre mondiale et des animosités, le gouvernement turc décide, purement et simplement, l'annihilation du peuple chrétien arménien en commençant par les hommes, puis les femmes, les vieillards et les enfants: déportés, subissant pillages, attaques et viols le long du convoi jusqu'aux camps de la mort en Syrie. Un génocide qui en rappelle un plus connu… celui des Juifs de la seconde Guerre mondiale. 
Je trouve très intéressant que l'auteur ai choisi de mettre ce fait historique et dramatique en valeur dans le récit, c'est un génocide qui a longtemps était occulté de l'histoire de l'homme et qu'on a du mal à relier à la première guerre mondiale mais qui a pourtant était réel pour tout une population arménienne déjà opprimée par le gouvernement Turc de l'époque.
C'est dur, c'est violent, on est surpris et choqué par l'horreur de la chose et on ne peut que souffrir avec Krikor et serrer les dents jusqu'à ce que cela cesse. 
J'ai parfois arrêter de respirer pendant la lecture de cette partie de l'histoire. 

Le reste de l'histoire se concentre sur l'exil des Sarkisian à Lisbonne lors de la seconde guerre mondiale, les déboires de Kaloust avec le complexe de la Turkish Petroleum Compagny pour faire respecter ses droits, l'adoption de Lisbonne comme nouveau foyer. J'ai beaucoup moins était touchée par la fin de l'histoire de cet homme dont les principes très stricts l'ont tout de même permis de rester Monsieur 5%, l'homme le plus riche du monde à son époque, devant Rothschild lui même. 

Néanmoins, l'histoire de Kaloust Sarkisian reste extrêmement intéressante de son départ de Constantinople à son arrivée à Lisbonne, cet homme a fait preuve de beaucoup de bon sens, de bonnes idées, d'entreprises périlleuses mais toujours payantes, traversant deux guerres, à deux doigts de perdre son unique fils dans le génocide arménien et de perdre tous ses droits sur la plus grande réussite de sa vie.

Le style de l'auteur vous emporte dans cette vie incroyable, le livre se lit vite, on veut en savoir plus, encore et toujours. Je ne regrette absolument pas d'avoir choisi de lire ses deux ouvrages et vous les recommande vraiment, même si cela ne semble pas être votre genre de prédilection !

9 / 10
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vendredi 10 janvier 2020

Bilan du mois - Décembre 2019






______________LIVRES ACHETES - RECUS_______________

0 livre lus / -0 livre dans ma PAL / +5 livres dans ma bibli / -4 livres dans ma PAA



Quel est votre bilan ? Bon mois de janvier et bonne année ;)

jeudi 9 janvier 2020

Jeudi en série n°69


Le Jeudi en Série est un rendez-vous mis en place toutes les semaines (ou deux ), pour parler de séries qu'on aime et des épisodes qu'on a regardés. Il a été mis en place par Mademoiselle Belith sur son blog, afin de vous partager les séries qu'elle découvre, aime et regarde. Nous cherchions une façon de vous parler des séries que nous regardions et ce rendez-vous était la façon idéale ! :)




Community: Ca faisait un moment que je n’étais pas revenue vous faire un bilan de mes visionnages !! J’en suis désormais à la 6ème et dernière saison de Community, et omg cette série m’a fait passer par tous les états !! Il s’agit définitivement d’une de mes séries préférées, mais je pense qu’il va falloir que je la re-visionne encore quelques fois pour me « l’approprier » davantage, et en saisir toutes les subtilités. Je ne vais pas revenir sur ce que je disais le fois précédentes : la série est hilarante, la réalisation est époustouflante, les scénaristes hyper talentueux, et les acteurs n’en parlons pas ! Mais au bout de 6 saisons, il y a évidemment une dimension plus émotionnelle qui entre en jeu : la peine de voir certains acteurs partir (l’épisode « The floor is lava » de la saison 5 m’a tellement fait pleurer !!), l’enthousiasme à se renseigner sur les « behind the scene » et à suivre le parcours des acteurs depuis… Je me suis vraiment attachée à cette série, et je vous la conseille très fortement ne serait-ce que pour l’expérience ! Les meilleures saisons sont les 2 et 3, et les épisodes sont assez courts, donc n’hésitez pas à vous lancer ;)




Et vous, quels sont vos visionnages de la semaine ?



samedi 4 janvier 2020

Lettres du Père Noël - J.R.R. Tolkien



Bonjour à tous, 
J'espère que vous allez bien ! On se retrouve pour la deuxième chronique littéraire de la semaine. Aujourd'hui je vais vous parler rapidement du livre Lettres du Père Noël de Tolkien. 
Pourquoi rapidement me direz-vous ? Et bien, parce qu'il s'agit d'un recueil d'une trentaine de lettres écrit de la main de Tolkien lui même pour ses enfants et signées sous le pseudonyme de Père Noël.

De fait, les lettres racontent les aventures du Père Noël, de l'Ours Polaire et de tous les comparses qui vivent au Pôle Nord avec le Père Noël et aident chaque année à la préparation de la distribution des cadeaux. Je ne vais pas entrer dans les détails de ces différentes aventures car cela n'aurait aucun intérêt pour vous et si vous souhaitez découvrir les premières lettres, je vous invite à regarder cette vidéo, vous y trouverez les premières lettres avec quelques petits bruitages immersifs. 



Néanmoins, outre de profiter des petites aventures du père Noël, on ne peut qu'admirer le travail de Tolkien et son application à donner vie à ce célèbre personnage. Les lettres sont manuscrites de telle façon que ses enfants ne peuvent reconnaître son écriture, les remarques d'Ours polaire viennent ponctuer les lettres et d'autres personnages rejoignent nos protagonistes au fil des années. Tolkien fait aussi un énorme travail d'illustration pour donner un autre charme aux aventures du père Noël. Quelques lettres sont accompagnés de dessins donnant plus de poids encore à ces événements. 

Les lettres sont aussi un manière de justifier les années de "vache maigre" en matière de cadeau et les dernières reflètent les difficultés engendrées par la deuxième guerre mondiale. 
C'est aussi l'occasion de retrouver la passion de Tolkien pour les langues et les mots avec les jeux de mots d'Ours Polaire ou l'écriture des Gobelins. 

Un petit livre à découvrir et pourquoi pas à lire à ses enfants au coin du feu mais qui ne vous apportera pas grand chose sur l'univers de Tolkien en général et ne vous emportera pas dans un tourbillon d'émotion ou d'aventures. Ces petites lettres feront sourire les adultes et émerveilleront les jeunes enfants.  

8 / 10
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vendredi 3 janvier 2020

Top 10 des films de la décénnie par Léane



Avant de me jeter tête baissée dans cette nouvelle décennie, j’ai décidé de partager avec vous mon top 10 des films sortis de 2010 à 2019.

10 – Hurt Locker 
‘Hurt Locker’ est bien qu’un simple film de guerre.
Pendant la guerre d’Irak, James (Jeremy Renner), un démineur expérimenté, se trouve rattaché à une équipe de déminage composée du Sergent JT Sanborn (Anthony Mackie) et du spécialiste Owen Eldrige (Brien Geraghty) lorsque le sergent Matthew Thompson décède sur le terrain à cause d’un engin explosif improvisé.
Loin d’être un film de guerre classique, Kathryn Bigelow (la réalisatrice) cherche l’authenticité. Grâce à sa mise scène, elle nous permet d’être au plus proche des événements. Vous ressentirez le climat de tension, les conséquences de chaque action et surtout le traumatisme que porte chaque soldat. « Hurt Locker » ne cherche pas à faire jolie, il est là pour vous montrer l’horreur et les conséquences de la guerre.
Anecdote : Il a remporté l’oscar du meilleur film en 2010. Il a également révélé Jeremy Renner auprès du grand public.




9 – The Normal Heart
‘The Normal Heart’, le téléfilm sur le SIDA des années 2000
‘The Normal Heart’ se déroule au début de l’épidémie du SIDA aux Etats-Unis, maladie méconnue et caractérisée comme une maladie ‘homosexuelle’. Elle n’a été que peu prise au sérieux par la communauté gay et les autorités. Ned Weeks (Mark Ruffalo) écrivain et fervent activiste fondera une association visant à faire connaitre la maladie et surtout lever des fonds afin de trouver un traitement.
Situé dans les années 80, ‘The Normal Heart’ est un film déchirant qui exprime sans détour l’horreur que des milliers de malades et leur famille ont vécue. Nous suivons, Ned Weeks, un écrivain qui n’hésite pas à casser les codes pour se faire entendre au plus grand dam des autorités et de ses ami(e)s. Alors que l’histoire avance, Ned Weeks se retrouve face à la maladie, dès cet instant sa lutte acharnée trouvera un sens nouveau… Déchirant et criant de vérité, ‘The Normal Heart’ est un coup de massue émotionnel.
Anecdote : Développé par les Studios HBO, ‘The Normal Heart’ est un téléfilm adapté d’une pièce de théâtre au nom éponyme. 



8 – Vice Versa
Riley, 11 ans, voit sa vie bousculée lorsque sa famille quitte tout pour aller s’installer à San Francisco. Ses émotions : Joie, Peur, Colère, Dégout et Tristesse vont alors entrer en conflit sur la meilleure façon de gérer ce nouveau quotidien.
Vice Versa est un film d’animation réalisé par les studios Pixar. Expliquant le passage de l’enfance à l’adolescence, Pete Docter (créateur) réussi le pari de faire comprendre cette période compliquée aux plus jeunes comme aux plus âgés. Le génie de ce film repose sur le fait que des bases de neuroscience sont expliquées et imagées de manière simples, compréhensibles de tous, elles vous feront d’ailleurs passer du rire aux larmes d’un instant à l’autre. Vice Versa est, pour moi, le film d’animation de la décennie, alors n’hésitez pas une seconde avant de vous lancer !
Anecdote : Vice Versa a remporté l’oscar du meilleur film d’animation en 2016. Il devait également avoir beaucoup plus d’émotions différentes dans une première version du script. 




7 – Snowpiercer
En 2031, toute la planète est sous la glace sauf les quelques centaines de personnes qui sont sur le Snowpiercer. Pendant 17ans, le train est lancé sur des rails autour du monde pendant qu’à l’intérieur se crée une économie des classes.
Guidé par Curtis (Chris Evans), un groupe de citoyen pauvre habitant à l’arrière du train se lance à la conquête de l’avant du train afin de redistribuer les richesses de manière équitable. Alors qu’il avance de wagon en wagon, le groupe va de surprise en surprise…
‘Snowpiercer’ est basé sur la nouvelle française ‘Le transperceneige’ que le réalisateur Bong Joon-ho avait découvert en 2004. Le film dépicte une société autoritaire dans laquelle les populations pauvres sont soumises à la volonté des plus riches. Créer pour critiquer le système de classe de nos sociétés mais aussi pour dénoncer le réchauffement climatique. ‘Snowpiercer’ est au cœur de l’actualité.  Ce qui est le plus impressionnant, c’est la capacité qu’a le réalisateur a raconté une histoire et à vous transmettre toutes les émotions qu’il veut vous transmettre. Une fois pris dans le film (ce qui prend environ 15min), vous serez incapable de lacher l’écran des yeux avant le dénouement final.
Pour ceux qui connaissent le cinéma de Bong Joon-Ho, vous le savez, les scènes de combats sont des scènes de carnage avec une violence assumée. Si vous n’aimez pas ça… Regardez le quand même, il en vaut le détour !
Anecdote : 100 mètres de train ont été créés de toute pièce pour les besoins du film. Chris Evans a failli ne pas être retenu pour le rôle de Curtis car il était trop musclé. 




6 – Interstellar
Le meilleur film de Christopher Nolan : ‘Interstellar’
Alors que la Terre se meurt, un groupe d’explorateur est envoyé à travers une faille spatio-temporelle pour trouver une planète susceptible d’accueillir l’humanité avant qu’il ne soit trop tard.
Christopher Nolan offre une nouvelle fois un chef d’œuvre. ‘Interstellar’ suit l’histoire d’une relation père-fille, celle de Cooper (Matthew McConaughey) et Murph (Mackenzie Foy). Alors que Cooper part pour son épopée spatiale, il se retrouve rapidement coincé dans un espace-temps particulier. Il voit le temps passé et sa fille grandir, son espoir de la revoir un jour s’amoindri de plus en plus. Voir l’évolution de cet homme mis face à ses choix et ses conséquences est très émouvant.
La mise en scène et l’ambiance sont magnifiques. C’est deux éléments caractéristiques du cinéma de Nolan. C’est très soigné. On a vraiment ce sentiment de lourdeur et d’anxiété devant certains plans. C’est un film excellent avec un propos intéressant. N’hésitez pas ! 




5 – 3 billboards : Les Panneaux de la Vengeance
‘3 Billboards : Les Panneaux de la Vengeance’ est un drame caustique à voir d’urgence.
Après des mois sans que l’enquête sur la mort de sa fille n’avance, Mildred Hayes (Frances McDormand) décide de rentrer dans le tas en louant trois énormes panneaux publicitaires sur lesquels elle a inscrit un message controversé pour William Willoughby (Woody Harrelson), le shérif de la ville. Lorsque son second, Dixon (Sam Rockwell) décide de s’en mêler, la bataille entre Mildred et les policiers d’Ebbing ne fera qu’amplifier.
‘3 Billboards’ raconte le deuil impossible d’une mère qui a perdu sa fille et qui ne trouve aucune réponse à ses questions. Ça a l’air triste comme ça non ? Et bien, pas du tout. Mildred Hayes est une véritable connasse, prête à tout pour faire bouger la police, elle ira de provocation en provocation jusqu’à avoir ce qu’elle veut. Caustique, franc et sans détour ‘3 Billboards’ vous offre une myriade d’émotions. Vous pourrez ainsi passer du rire aux larmes en quelques minutes.
Anecdote : ‘Three Billboards’ est un film exceptionnel qui a remporté l’oscar du meilleur film en 2019. Le film s’inspire d’une histoire vraie qui se serait déroulé à Vidor au Texas. Une jeune fille a été assassinée et son assassin aurait été laissé libre car c’était un héros local. La famille avait alors décidé de louer des panneaux publicitaires pour dénoncer cette injustice. 




4 – VICE
‘VICE’ : L’histoire de l’homme le plus puissant des Etats-Unis
George W. Bush nomme Dick Cheney vice-président lors de sa compagne présidentielle. Une fois George W. Bush élue, Dick Cheney façonnera les Etats-Unis et le monde à son image.
‘VICE’ est réalisé Adam McKay. Grand monsieur du cinéma connu pour critiquer les grands de ce monde. Il a décidé de s’attaquer à Dick Cheney, l’un des hommes politiques les plus secrets. Le film a demandé une grande quantité de recherche et tous les éléments décrits sont vrais.
Drôle à souhait mais aussi grave, ‘VICE’ vous permet de comprendre comment cet homme a pu se retrouver avec les clés du pays (et du monde) entre ses mains. Le film ne critique pas uniquement la démocratie américaine, elle remet aussi en cause les médias et l’électeur lui-même.
Anecdote : Christian Bale a pris 20kg, s’est rasé la tête et s’est coloré les sourcils pour coller au plus près du personnage. 




3 – Wind River
‘Wind River’, un thriller mais pas que…
Dans le Wyoming, Cory Lambert (Jeremy Renner), un chasseur, découvre dans les fin fonds de la réserve indienne ‘Wind River’ le corps sans vie de Natalie, une jeune indienne. Jane Banner (Elizabeth Olsen) une agent du FBI est responsable de l’enquête, elle décide rapidement de faire équipe avec Cory afin de découvrir ce qui est arrivée à cette jeune fille. Le chasseur devra alors faire face à son passé afin que justice soit faite.
‘Wind River’ est le 3éme film d’une trilogie écrite par Taylor Sheridan. Bien que ‘Sicario’ et ‘Hell or High Water’ soient tous des films bien différents les uns des autres, le cœur de l’intrigue reste la relation père-enfant.
‘Wind River’ est un excellent thriller mais il ne parle pas uniquement d’un meurtre. Il dénonce les conditions de vie des amérindiens, condamné à vivre reclus dans la pauvreté et l’isolement le plus total. Il dénonce aussi la condition des femmes amérindiennes, victimes courantes dans ses régions isolées.
Rempli d’émotion, ‘Wind River’ vous emmène à travers les différentes phases du deuil. De mon point de vue, le cœur du film c’est deux personnages qui doivent apprendre à continuer à vivre sans leur enfant. C’est un sujet dur et qui vous touchera à coup sûr. 




2 – 12 years a slave
Pourquoi regarder ’12 years a slave’ ? Parce qu’il est aussi bon que ‘La liste de Schindler’ ou ‘La Rafle’
Avant la guerre civile Americaine, Solomon Northup, un homme noir libre New-yorkais est enlevé et vendu en tant qu’esclave. Face à la cruauté des maitres, mais aussi leur bonté, Solomon ne luttera pas seulement pour rester en vie mais aussi pour garder sa dignité. Au bout de 12 longues années, Solomon aura la chance de rencontrer un Canadien abolitionniste qui changera sa vie à jamais.
Dirigé par Steve McQueen et constitué d’un casting de star, ’12 years a slave’ dénonce l’esclavage des noirs et il réussit là ou d’autres ont échoué. Parler de la traite des noirs est un sujet délicat, qu’il a manifestement réussi puisque le film remporte l’oscar du meilleur film en 2013.
La mise en scène nous attrape et ne nous relachera pas avant la fin du générique. Elle nous permet de suivre Solomon Northup tout au long de ses douze années, on vit les choses à travers ses yeux, on se retrouve face à l’humiliation, la violence et la haine.
Steve McQueen nous met face à la réalité, une réalité qu’on ne pouvait même pas imaginer. La violence, en particulier, n’est pas cachée. Elle est si présente dans quelques scènes (une en particulier) qu’il est difficile de ne pas détourner le regard.

Avant de passer au premier film de cette liste, je tiens à mentionner d’autres films qui n’ont pas pu entrer dans ce top.
Mentions honorables : Ready Player One, Toy Story 3, BlackKklasman, Manchester by the Sea, Dunkirk, Snowpiercer, Argo, Detroit, Prisoners, Joker, Gifted


1 – Premier Contact
‘Premier Contact’ est le meilleur film de science-fiction de la décennie.
Douze vaisseaux spatiaux accostent sur la planète, Louise Banks (Amy Adams), professeure de linguistique, se retrouve alors à la tête d’une unité d’élite notamment composée de Ian Donnelly (Jeremy Renner), un physicien renommé. Alors que les tensions montent et qu’une guerre mondiale approche, Banks et son équipe doivent absolument trouver un moyen de communiquer avec ces visiteurs venus d’un autre monde. La professeure prendra tous les risques pour comprendre ses êtres et sauver la planète.
Réalisé par Denis Villeneuve et adapté du livre de Ted Chiang ‘’L’histoire de ta vie’’, ‘Premier Contact’ n’est pas un film d’alien à la ‘Independance Day’. Vous ne verrez pas une déferlante d’extraterrestre ou des tirs de roquettes, Denis Villeneuve vous parlera de langage et de tout ce qu’il peut contenir. Vous serez scotché à votre siège grâce à la tension que vous ressentirez. Vous serez perdu, vous n’aurez aucune notion du temps, passé / présent / futur tout est un. Ce qui est encore plus fou, c’est qu’absolument tout se justifie par la science présente dans le film.
Il faut le voir pour le comprendre. ‘Premier Contact’ est un film qui se vit. Il est très compliqué à décrire. Vous ressortirez avec une question « Qu’est-ce-que j’aurais fait ? ».



Et vous ? Quel serait votre top 10 ?

jeudi 2 janvier 2020

Rendez-vous au Cupcake Café - Jenny Colgan



Bonjour !
Je vous retrouve aujourd'hui pour une nouvelle chronique littéraire, de fiction cette fois ! Vous l'aviez peut être vu, il y a un moment sur le blog, j'avais lu La petite boulangerie du bout monde de Jenny Colgan et j'avais beaucoup apprécié cette lecture. Je viens d'ailleurs d'aller relire mon avis pour me rappeler un peu ce que j'en avais pensé. 

Par comparaison avec le premier, même si le cadre change et bien, il faut avouer que le scénario n'est pas très original par rapport au premier. On est pile dans le cliché des romans/téléfilms feel-good mais vous savez vous ? On adore. Personnellement j'ai passé un très bon moment de lecture et pourtant quid du scénario ? Une jeune femme qui avait presque tout perd son emploi et son petit ami mais trouve le courage de se réinventer en ouvrant un commerce pour exploiter sa passion: la patisserie. S'en suit une série de petites ou grandes mésaventures pour continuer à du souffle au récit. 
Et ça marche xD 

Même si ce livre et cette histoire ne sont pas un coup de cœur pour moi c'est typiquement le genre de récit de "vie de rêve" et de "réalisation de ses plus grands espoirs" que j'apprécie. L'histoire d'Izzy va vous mettre du baume au cœur et vous donner envie d'aller faire un tour dans son Cupcake Café. 
J'ai beaucoup aimé suivre aussi la vie des autres personnages notamment Pearl qui représente la population défavorisée, qui peine à s'en sortir malgré les aides de l'état, qui a envie de donner les meilleurs chances à son fils dans ce Londres où presque deux mondes s'affrontent: les plus aisés et les gens des cités. 

Le livre, derrière son histoire légère et son schéma narratif peu original, met quand même en lumière de nombreux sujets de notre société: la vieillisse et la maladie d'Alzheimer, les familles monoparentales, le chômage, la lutte des classes, l'entreprenariat et la gestion bancaire. Je pense qu'on fait un tour d'horizon des situations dans lesquels on peut se retrouver et des difficultés de la vie malgré tout !

Le point positif en plus dans ce roman comme dans La petite boulangerie du bout du monde est que le récit est ponctué de recette de gâteaux et de cupcake qui donne juste envie de lire ce livre avec un bon thé/café/chocolat et un cupcake moelleux !
Le style de l'auteur est bon, c'est fluide et encore une fois ça se lit bien et plutôt vite !

Une bonne lecture et un moment agréable à passer !

8 / 10
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