mercredi 22 novembre 2023
Mon vœu le plus sincère de Kiri
mardi 29 septembre 2020
Chronique cinéma: Enorme
Je vous retrouve aujourd’hui pour la chronique du film Énorme qui était en salle depuis fin août et que je suis allée voir ce mois-ci. A vrai dire, je ne m’y serais pas vraiment intéressée s’il n’y avait pas eu une petite polémique à ce sujet : en effet, en se fiant uniquement au résumé du film et à sa bande-annonce, on peut sentir venir une masculinité toxique (prendre le contrôle du corps de sa femme sans son consentement) non-remise en question, et une moralité douteuse sur la fin (après de nombreuses disputes, la femme se rend compte en voyant son bébé qu’elle l’aime et qu’elle peut s’épanouir en tant que mère). Cependant, connaissant un peu les acteurs Jonathan Cohen et Marina Foïs que j’apprécie beaucoup par ailleurs, cela m’aurait semblé étrange qu’ils cautionnent ce genre de propos. J’ai donc décidé de donner sa chance au film et d’aller le voir pour me forger mon propre avis.
Et alors… Eh bien j’ai été déçue, mais pas pour les raisons auxquelles je m’attendais ! Finalement le sujet que je craignais a bien été traité : le film pose une réelle réflexion sur le rôle de la maternité dans la vie d’une femme, sur la place du couple et du désir de fonder une famille dans cette vie également, sur l’incidence de l’arrivée d’un enfant sur la dynamique de couple etc… La réflexion sonnait juste et vraie, le propos était ouvert et bienveillant, vraiment je ne m’attendais pas à quelque chose de si bien posé ! On compatit avec les personnages, on s’attache à leur situation, on réfléchit nous aussi aux problèmes qu’ils rencontrent… Et vous l’aurez compris, j’ai encore une fois fortement apprécié le jeu de ces deux acteurs !
Cependant, le film a un gros défaut qui, malheureusement, gâche vraiment tout ce que je viens de mentionner. Et ce problème, c’est clairement le rythme… En fait, je n’ai pas vraiment réussi à rentrer dans l’histoire, j’ai été très détachée de tout pendant toute la durée du film. Il s’agit normalement d’une comédie, mais comme je viens de le dire il s’agit finalement d’un film assez réfléchi… Et alors le comique nous sort de l’aspect dramatique, et l’aspect dramatique nous empêche d’apprécier le comique. Il y a certaines blagues qui auraient pu fonctionner mais qui ne tombent pas au bon moment puisque l’ambiance de film est justement assez introspective et réfléchie, la scène de l’accouchement quant à elle est très réaliste mais très longue… Oui, d’après moi, il y a un vrai problème de rythme, de dosage, d’intention mal définie. On ne sait pas trop ce qu’ils ont voulu faire. Si c’était de l’humour absurde, j’y suis d’habitude plutôt réceptive mais là ça n’a pas pris du tout sur moi.
Alors je le répète : il s’agissait d’une très bonne thématique, d’un très bon ton donné au sujet, de très bons acteurs, mais il aurait fallu bosser davantage sur le film, y passer plus de temps, soigner les détails, se mettre d’accord sur ce qu’on veut faire exactement, épurer éventuellement en laissant tomber certains aspects… Là tout retombe comme un soufflet et ça ne donne malheureusement pas envie de voir davantage de cette réalisatrice.
mardi 11 août 2020
Carne - Julia Richard
Bonjour tout le monde !
Cette chronique sera la première publiée par moi sur le blog depuis un bon bout de temps… J’ai eu du mal à m’y remettre je l’avoue, et je n’avais pas réalisé que j’avais terminé ce livre il y a presque 1 mois avant que Priscila ne me le fasse remarquer ! La volonté de respecter nos engagements (puisqu’il s’agit d’un service presse, j’y reviendrai juste ensuite !) est une bonne raison comme une autre pour se remettre en selle, et je compte donc bien me remettre à écrire des chroniques dès maintenant !
Parlons donc de Carne ! Comme je le disais, ce livre de Julia Richard nous a été envoyé dans le cadre d’un partenariat avec les éditions de l’Homme Sans Nom, et nous les remercions chaleureusement pour leur confiance ! Avant même de vous parler du contenu du livre, je voulais à tous prix vous parler du soin apporté à l’édition et à l’envoi de Carne : comme vous avez pu le voir sur notre compte Instagram, la couverture et l’intérieur du livre sont très travaillés, et nous avons eu l’agréable surprise de recevoir un marque-page assorti ainsi qu’une dédicace de l’auteur ! Ce genre de petite attention fait toujours plaisir, et j’étais donc particulièrement emballée à l’idée de commencer ma lecture.
A propos de mon état d’esprit en commençant ce livre, d’ailleurs :
je dois avouer que j’ai lu très, très peu de livres de zombies ; et ma
culture concernant ce genre est également peu foisonnante ! J’avais
cependant fort apprécié deux séries de zombies très différentes ces dernières
années, In the Flesh et Santa Clarita Diet (chroniquées sur le blog) ; je
ne m’inquiétais donc pas vraiment de savoir si Carne allait me plaire ou
non. Le résumé semblait en tous cas très prometteur !
Et ma lecture étant désormais terminée, je peux le dire :
Carne est un livre que j’aurais pu vraiment adorer, car il contient d’excellentes
idées qui sortent de l’ordinaire et apportent vraiment un plus ! Cependant
tout se mélange, on a l’impression que l’auteure n’a pas réussi à réellement
décider de l’endroit où elle voulait emmener son livre, et qu’elle a finalement
voulu tout faire, au risque de faire n’importe quoi… Et c’est vraiment dommage !
Mais je m’explique dans la suite de cette chronique.
Commençons par les points positifs.
Tout l’intérêt de ce livre se situe, selon moi, dans l’analyse
de la psychologie du personnage par la focalisation interne ! En effet, toute
l’histoire est racontée du point de vue du personnage principal, Simon, du
début de sa transformation en zombie jusqu’à… Bah non enfin, je ne vais pas vous
spoiler ;) . Nous pouvons donc suivre toute son évolution, mais depuis son
propre prisme sur les événements, prisme qui évidemment se retrouve déformé par
sa condition de zombie, entre pulsions animales et retours à la raison qui se
raréfient. Ce type de focalisation permet donc une analyse très poussée, très
intéressante, et très bien menée de la psychologie du personnage ! Cela se
voit notamment par la déstructuration des chapitres : je pensais tout d’abord,
en voyant les numéros de chapitres dans le désordre, qu’il s’agissait d’une
narration non-linéaire, avec des flashbacks et flashforwards… Mais non
apparemment ! L’auteure se sert de cette déstructuration pour nous
immerger dans le sentiment de perdition du personnage qui lui-même perd tous
ses repères… Et voilà, j’ai trouvé ça très fin !
L’histoire de Simon nous sert vraiment de fil rouge, et c’est
très bien comme ça. On s’immerge complètement dans l’histoire personnelle du
personnage, et, petite note sur le style : si ça peut devenir un peu monotone
parfois (inévitablement), ça n’est jamais ennuyeux ni lourd ! Le livre se
lit très rapidement, mais sans vraiment de rebondissements.
Autre point positif, sur lequel je serai beaucoup plus rapide : la satire sociale ! Les réseaux sociaux, les médias, la justice, la gestion de la pandémie… L’auteure tenait là une clé, une bonne idée, qu’elle n’a malheureusement pas assez exploitée à mon goût.
Mais malheureusement… Un gros point noir est venu « gâcher »
tout cela. Et une fois n’est pas coutume, il s’agit de l’humour ! Loin d’être
gênée par l’humour gore utilisé, je voulais plutôt parler ici de son utilisation
abusive et peu pertinente. On aurait dit une sorte de comic relief qui n’en
finit pas, tout du long du roman : « Ne vous inquiétez pas hein !
Ce n’est pas un livre sérieux haha, regardez il y a une blague là ! Et là
aussi ! Et encore là ! Donc restez, je vous jure que ça va pas être
chiant ! »… Sauf que… Bah déjà ça devient lourd, et surtout, si, ça
aurait pu être un très bon livre « sérieux » ! Ça aurait pu être
une excellente satire sociale, ou une excellente fiction psychologique, mais du
coup ça ne devient qu’une mauvaise comédie…
Je parlais plus haut du soin apporté à la couverture. Et c’est
vrai que c’est très bien fait ! Mais pour un autre livre. Celui-là aurait
pu être incroyable sans cette surenchère d’humour et de provocation gratuite et
de « je t’en mets plein la vue »…
Il aurait fallu, à mon avis, faire un choix. Il y a des
comédies autour des zombies qui sont excellentes : comme je le disais, j’ai
adoré la série Santa Clarita Diet ! Mais là, Carne avait
toutes les clés en mains pour devenir plutôt un In the Flesh… Et je me
retrouve avec, comme je le disais, l’impression que le réalisateur d’In the
Flesh a voulu bien détendre l’atmosphère à coups de blagues toutes les 3
secondes parce qu’il avait peur que les spectateurs s’enfuient s’il fallait trop
réfléchir ! Et ça ne donne donc plus grand-chose…
Bon, après ces remarques somme toute acerbes, je tiens à revenir sur mes impressions d’ensemble. Je reste très agréablement surprise par le style de l’auteure, et je répète qu’elle avait vraiment tout pour faire un excellent roman ! Ça n’a pas marché cette fois-ci, ce n’est pas grave : je ne manquerai pas de la suivre et de m’intéresser de près à ses prochains écrits !
5/10
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mardi 19 mai 2020
Chronique film: Steak
vendredi 11 octobre 2019
Chronique film: Falling inn Love
Bonjour !
Je vous retrouve aujourd'hui pour une petite chronique d'un film Netflix, c'est un film dont j'avais vu la bande annonce et qui s'annonçait comme un film plutôt sympathique pour la période automnale, vous savez, ce genre de petite comédie romantique, un peu cocooning une héroïne citadine, le plus souvent, va redécouvrir la campagne, le sens de sa vie et découvrir l'amour qu'elle attendait depuis toujours !
Et bien c'est typiquement ce genre de film que Netflix nous offre et ça marche ! Ca marche très bien d'ailleurs. ce que j'ai aimé c'est le cadre, on change un peu, Netflix innove et envoie notre héroïne en Nouvelle-Zélande, reprendre un bed and breakfast qu'elle aurait gagné à un concours, après avoir été licencié et quitté son petit ami du moment. Comme toujours, c'est une working girl étouffé par les codes de la société: bon boulot, joli appart, mode de vie healthy et petit ami parfait qui en attend beaucoup d'elle. Le vase est plein et la chute est rude pour la jeune femme qui va finalement découvrir que le plan pour s'en sortir, à savoir lancer son business de Bed and breakfast va tomber à l'eau devant la demeure délabrée dont elle vient d'hériter !
Mais c'est bien sur sans compter sur les gens formidables qu'elle rencontre, le couple de restaurateurs gay adorable et véritable chef culinaire qui vont lui apporte leur soutien, la fleuriste du coin, le jeune homme ultra-charmant qu'elle croise à son arrivé de façon très malencontreuse et ridicule, avec qui elle va finir par s'associer.
Je ne vais pas vous en raconter plus mais je peux vous dire que j'ai passé un bon moment. Ne vous attendez pas à beaucoup de chose avec cette nouvelle comédie, Netflix ne sort pas des code du genre mais c'est tout de même un film bien sympathique pour un dimanche après-midi (comme j'aime à le dire avec ce genre de film).
Une petit découverte plutôt sympathique qui vous fera passer un bon moment !





