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mardi 20 août 2024

Sa Majesté l'Idol - Im So Yeon & Jeong Chang Gyu

 


Depuis l'été dernier, je lisais la série Sa Majesté l'Idol, publiée chez KWorld Éditions. Une série qui mêle K-pop et drama historique, adapté du webtoon du même nom. 


➤ Un mélange que j'aime:
Adepte des K-dramas histoirique et de K-pop, me jette la première pierre celui qui n'a jamais espéré voir ou lire une histoire où un(e) idol se retrouve plongé(e) à la place du roi et inversement comme dans Sa Majesté L'idol ! Avouez, vous y avez au moins pensé une fois ! (Dites moi en commentaire lequel de vos bias vous aimeriez voir dans ce rôle !)
Donc forcément, j'ai craqué. J'aime beaucoup les planches de couleur et le dessin sans fioritures de l'auteur. C'est le style dont j'ai relativement l'habitude donc ça se lit très bien. 


➤ Intrigues politiques & lignes temporelles: 
Au début, on en sait peu sur ce qu'il va se passer mais il est clair qu'on aura le droit à des intrigues politiques majeures, des complots, des histoires familiales et une romance comme tout drama un peu historique qui se respecte ! D'autres personnages se mettent ensuite en place. On sent qu'un gros complot va se mettre en place entre le Joseon et le XXIeme siècle ! J'ai beaucoup aimé la tournure que prend les évènements puisque 2 lignes temporelles se croisent et il va falloir faire face aux conséquences !

➤ Une intrigue assez prévisible mais sympathique:
J'ai beaucoup aimé voir un personnage s'épanouir dans cette dimension. Je suis d'ailleurs vraiment ravie de la fin de l'histoire entre Hayan, Jieun et le Prince. C'est celle que j'attendais, c'était presque prévisible mais on adore ! Toutefois les auteurs prennent la liberté de changer le présent, en changeant le passé, les décisions prises ont influencé l'avenir et le monde s'en retrouve bouleversé. Un petit message d'espoir pour cette utopie pour l'instant impossible.

Un des seuls points négatif que je relèverai pour cette fin et le manque de rappel sur le rôle de l'épouse Céleste, cela ressort un peu de nul part quand on a lu les 4 premiers tomes depuis un moment...

Un bon manhwa à découvrir si vous êtes fan des dramas historiques et de kpop !

7 / 10 
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mardi 11 juillet 2023

Les Carnets de l'Apothicaire - Natsu Hyuuga

 



Ca y est, il est grand temps que je rattrape mon retard sur toutes les chroniques que j'aurais du poster depuis que j'ai repris un minimum la lecture et alimenter ce blog. Je n'étais pas certaine de le faire mais Instagram ne permettant qu'un nombre limité de caractères, on est vite à court de lignes pour donner son avis ! 

➤ Une adaptation de manga que j'adore
Si vous ne m'avez pas encore entendu parler de cette série, en large, en long et en travers c'est que vous ne nous suiviez pas sur la chaine Youtube ! A chaque bookhaul, je vous présentais les derniers tomes sortis de la série chez Kioon et j'insistais lourdement sur le fait que j'adorais la série et que je dévorais tous les tomes. Il y a un peu plus d'un an, Lumen Edition a annoncé qu'ils allaient publier les romans dont sont inspirés le manga, j'ai donc forcément craqué et me suis procurée l'ouvrage peu de temps après sa sortie ! Les Carnets de l'apothicaire suit donc les aventures de Mao Mao dans le Hougong au palais impérial de Chine. La jeune fille va se retrouver mêlée à des enquêtes et autant vous dire que "policier + Asie Historique + Plantes" a été le combo gagnant pour moi ! 


➤ Du manga au roman ou inversement !
On en vient à un exercice que je trouve difficile. On avait déjà eu cette discussion avec Milleca pour savoir si il était plus facile de lire l'adaptation d'un roman à l'écran avant ou de voir d'abord le film. Mais le roman qui a inspiré un manga, quand vous avez commencé par le manga, n'est pas un exercice des plus faciles. J'ai eu beaucoup de mal à me plonger dans ma lecture d'autant que j'étais encore en pleine panne de lecture quand j'ai commencé. J'avais espéré que lire une histoire que je connaissais déjà dans un univers que j'adore m'aiderai à sortir de cette fameuse panne. Que neni ! 
Comme je connaissais très bien l'histoire, dans les premiers temps de lecture, j'étais rapidement lassée et je n'avançais que très peu. Petit "warning" donc, si vous avez du mal avec cet "exercice" ou si vous avez déjà lu les mangas et que vous vous rappelez bien de l'histoire, attendez peut être un peu avant de replonger dans le roman !


➤ Retrouver l'univers
Finalement, passée la panne de lecture, j'ai été ravie de retrouver l'univers. J'ai passé un bon moment plongé en Chine Impériale et j'ai prolongé le moment en rattrapant mon retard sur les tomes du manga que je n'avais pas encore lu (j'étais en retard sur les deux derniers tomes). J'ai même prolongé le plaisir en changeant d'univers et en enchaînant sur Le Grand Maitre de la Cultivation démoniaque pour rester dans une ambiance Asie médiévale (je vous en parle bientôt dans un autre article). J'ai d'autant plus apprécié retrouver les personnages et la relation piquante qui s'installe entre Mao Mao et Jinshi !


Bref, une bonne découverte pour replonger dans l'univers mais attention au "déjà-vu" si vous avez lu les mangas !


8 /10
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jeudi 9 septembre 2021

La vierge en bleu de Tracy Chevalier

 


J'avais beaucoup aimé La dernière fugitive et La jeune fille à la perle de la même autrice et j'avais donc très envie de la découvrir dans un nouveau roman. J'avoue que j'étais un peu frileuse de démarrer cette histoire qui a pour fond les guerres de religions en France au XVIème et XVIIème siècle...

Roman historique ?

 Même si le résumé met en avant les conflits religieux, si vous êtes féru d'Histoire et que vous souhaitez en savoir plus sur ces événements, passez votre chemin. On parle effectivement de catholiques et de huguenots (protestants) sans que les principales oppositions soient clairement établies. On s'attarde quand même sur le personnage de La Vierge et sur la couleur bleue qui caractérise son habit mais sans avoir particulièrement de détails sur l'importance ou la différence de place de ce personnage dans les deux religions. Peut être que quelqu'un qui a déjà des bases sur cette partie de l'Histoire repérera plus d'éléments concrets mais pour ma part ça ne m'a pas éclairé plus que ça sur les faits et l'importance de cette partie là de l'histoire française.

Une saga familiale

J'ai personnellement trouvé que Tracy chevalier nous livrait plutôt une saga familiale très bien menée. On suit d'un côté Isabelle, une jeune fille qui va se marier et vivre avec sa belle famille d'agriculteur à la fin du XVIème siècle. Sa vie n'est pas des plus faciles à cause de sa couleur de cheveux - roux - qui semble lui conférer une nature de sorcière ou en tous cas qui porte malheur et qu'elle doit toujours cacher. On découvre aussi Ella, une américaine fraîchement débarqué à Toulouse, qui va plutôt avoir du mal à s'intégrer dans ce nouveau pays où elle ne connaît personne. Elle va alors se lancer dans la recherche de ses origines avec sa famille suisse sur leurs ancêtres français. Les deux histoires vont s'alterner et s'imbriquer jusqu'à dévoiler de nombreux secrets de famille dont certains, difficiles, n'ont encore une fois rien à voir avec la religion mais plutôt avec les croyances populaires folkloriques de l'époque.

Une écriture toujours aussi efficace

Dans les premières pages, j'ai eu du mal à me plonger dans l'histoire d'Isabelle. On donne vraiment beaucoup de détails sur son enfance qui n'ont pas forcément d'intérêts et m'ont paru un peu long. Mais dès qu'on découvre Ella, on sent qu'on n'est loin d'être au bout de nos surprises. 

Le style de Tracy Chevalier est toujours aussi efficace, la tension monte crescendo et la lecture devient vite addictive. Il y a aussi une certaine critique et une réflexion sur la mentalité française et le comportement des français envers les étrangers, en tous cas dans la campagne environnant Toulouse. Le tableau est plutôt négatif mais ... peut être pas totalement faux x)

En fin de compte, c'est une bonne lecture même si je ne m'attendais pas à ça. C'est pour moi uniquement une bonne saga familiale mais pas un roman historique.

7/10

vendredi 30 juillet 2021

Stupeur de Julie Chibbaro




Ce livre, que j'ai découvert dans la masse critique Babelio du mois de mai, m'a beaucoup intrigué. Depuis que j'ai lu La jeune fille à la perle de Tracy chevalier et que je me suis rendue compte que les romans genrés "historiques" pouvaient être tout à fait accessible. J'avais tout de même un peu peur de lire l'histoire de Mary Thiphoïde étant donné qu'on est encore (ou qu'on sort selon les avis) au cœur d'une épidémie mondiale et je ne savais pas du tout à quoi m'attendre comme type de récit. J'ai finalement eu une très bonne surprise même si quelques détails m'ont dérangé !


➤ Un bel objet littéraire
J'en avais déjà parlé en vidéo mais j'ai vraiment envie de revenir sur les efforts qui ont été fait pour mettre en avant ce livre. D'abord la superbe couverture avec les dorures, les petits clins d’œil à l'histoire avec les  dessins de matériel scientifique, la machine à écrire, les croquis et même les pêches (ceux qui le liront comprendront) ! Ensuite le résumé mis en page comme un article de journal, ce qui est très rare, et qui représente également beaucoup l'histoire et l'importance de la presse à cette époque. Et pour finir, les illustrations qui mettent en avant les réflexions de notre protagoniste et qui colle tout à fait au style de journal intime du roman. Un vrai coup de cœur !


➤ Une jeune fille fictive pour unir des personnages historiques qui ont réellement exister
Dans ce roman on suit Prudence (on notera le petit jeu de mot qui m'a bien fait sourire), une jeune femme qu'on essaie de conditionner pour apprendre à tenir correctement un foyer, avoir un petit travail qui ne nécessite pas de réflexion particulière, et c'est tout. Heureusement, malgré son caractère très timide et renfermé, sa famille l'a toujours poussée à être curieuse et Prudence fera tout pour avoir un travail important dans lequel elle se sent bien. Quand elle a la possibilité de travailler pour un chef épidémiologiste au département de la santé, elle saute sur l'opportunité car les maladies graves et surtout l'incapacité de l'époque à soigner les malades la touchent beaucoup.

La première affaire sur laquelle elle va travailler, une épidémie de tiphoïde, va l'amener à faire le lien entre plusieurs scientifiques, parler d'articles et de livres mais également de pratiques qui ont réellement exister. La note de l'autrice à la fin du livre expliquant les recherches qu'elle a mené sur ces personnes et très intéressante, j'ai beaucoup aimé.


➤ Une enquête médicale, mais pas que !
Pour une fois que je lis le résumé d'un livre, je m'attendais bien sûr à suivre l'enquête menée sur les épidémies de tiphoïde et sur Mary Mallon, la première porteuse saine connue ayant une maladie contagieuse et potentiellement mortelle. Je ne sais pas pourquoi mais je m'attendais moins à tous les détails d'époque qui ponctuent l'histoire de Prudence ; la place de la femme dans la société, la guerre, la perception de certaines religions et notamment le judaïsme, les sciences dans la société, la médecine, l'école ... il y a vraiment pas mal de thématiques mises en lumière et je me suis rendue compte qu'effectivement il est important de remettre cette histoire dans son contexte parce que les moyens, les connaissances et les mentalités n'étaient pas les mêmes il y a 115 ans et ça change beaucoup de choses.


➤ Un vrai problème d'écriture ou de traduction
Avant d'entamer ma lecture, je me suis rendue compte que ce roman daté de 2012, ce qui commence à faire un certain âge. J'ai été très étonnée de ne pas en avoir entendu parler mais pendant ma lecture j'ai compris pourquoi il n'avait pas eu particulièrement de succès.

Même si l'histoire est très accessible et bien construite, il y a soit un problème d'écriture, soit un problème de traduction. Selon les "chapitres" ou même parfois les paragraphes, vous trouverez l'emploi de plusieurs temps et modes qui finissent pas être totalement indigestes. Par exemple le début du chapitre peut être au présent de l'indicatif avec un vocabulaire simple et la fin au subjonctif imparfait avec un vocabulaire plus soutenu alors que le récit est à la première personne et que le personnage principal ne change pas. Ce n'est pas vrai pour tous les chapitres mais pour ceux qui sont concernés, la lecture devient moins fluide. D'ailleurs j'ai instinctivement fini par changer le temps des verbes au fur et à mesure de ma lecture. C'est vraiment LE gros et seul bémol de ce livre mais qui n'est pas des moindres !


Une histoire très accessible et ponctuée de détails qui rendent le récit très immersif. Je pense que l'autrice a fait un vrai travail de recherche et elle a clairement réussi le défi de retranscrire cet évènement marquant de l'Histoire de la médecine. Je suis presque déçue que ce roman ne soit pas plus connu parce qu'on sent qu'il y a eu un réel investissement de la part de Julie Chibbaro et de Lucca Editions. Pour ma part on n'est pas loin du coup de cœur et si le sujet vous intéresse je vous le recommande ! (avec bien sûr en tête qu'il y a parfois des petits soucis de temps ^^')

8/10

mercredi 14 avril 2021

La dernière fugitive de Tracy Chevalier


J'ai découvert il y a quelques années la plume de Tracy Chevalier avec La jeune fille à la perle qui a été un coup de cœur pour moi. Alors que le mot "historique" me fait souvent tourner les talons par peur d'y trouver quelque chose de long, lent, ennuyant (oui je sais, il faut que j'apprenne à mettre mes préjugés à la poubelle !), l'autrice avait réussi à me captiver et j'avais vraiment envie de la découvrir dans une autre de ces œuvres. Spoiler alerte ; je n'ai pas été déçue !


➤ Un personnage principal très doux

Honor est posée, réfléchie, timide et solitaire. Elle ne va pas beaucoup vers les autres, évite d'être le centre de l'attention et a parfois même du mal à répondre lorsqu'on lui parle. Un caractère qui se heurte un peu à celui des américains, très ouvert et dynamique, ce qui ne lui rend pas toujours service pour comprendre les coutumes de son nouveau pays et s'y faire une place. On pourrait penser que ce personnage effacé rendrait la lecture ennuyante et pourtant elle est une jeune femme vive d'esprit et courageuse, ce qui la rend très attachante.

➤ Une communauté religieuse qui ne prend pas le pas sur l'histoire

Quand il y a une religion mise en avant dans les romans, j'ai toujours peur de la façon dont le sujet sera traité. Mais ici, aucune crainte à avoir ! Même en Amérique Honor va retrouver des Quakers, ou plus souvent appelé les Amis, et on va découvrir ses principes et suivre ses habitudes de vie. Comme c'est une communauté que je ne connaissais pas du tout et que je trouve très douce, j'ai finalement été très contente de découvrir leur vie et j'ai trouvé très intéressant de découvrir les différences entre les Amis d'Angleterre et ceux d'Amérique.

➤ Une comparaison entre deux pays qui va au delà de la communauté 

Tout au long du roman, Honor va dépeindre les différences entre son pays natal et sa terre d'adoption. Et tout y passe : les coutumes, le travail, le langage, les constructions, la mode et même la couture ! (L'un des principal passe-temps d'Honor) C'est finalement assez riche de détails sans paraître trop lourd. On se rend bien compte que l'Angleterre est enracinée depuis des siècles alors que les villes des Etats-Unis sont très jeunes, certaines n'ont même que quelques dizaines d'année. De fait les familles ne cessent de circuler pour trouver le meilleur endroit, n'hésitant pas à déménager pour une autre ville voir un autre État. Le contraste est vraiment très intéressant !

➤ Un fil conducteur difficile : l'esclavagisme

La communauté des Quakers estime que tous les hommes sont égaux, quelque soit la couleur de leur peau. Si en Angleterre Honor ne se mêlait pas de ce sujet, l'esclavagisme en Amérique est tellement présent qu'elle finira par y être mêlé malgré elle. Si certaines personnes noires de peau sont considérées comme des hommes et des femmes libres dans certaines villes, Honor va en rencontrer un certain nombre qui fuient leur maître pour essayer de rejoindre le Nord du pays voir même le Canada. Elle devra alors prendre une décision : les aider, selon sa conscience et ses principes religieux, ou non, comme le lui demande sa nouvelle famille et le gouvernement d'Amérique.

J'ai adoré ce roman que j'ai dévoré en à peine trois jours (un exploit pour moi). Non seulement il est très bien écrit, très intéressant mais surtout il est accessible, et c'est ce qui me semble le plus important pour un roman dit "historique". Certains férus auraient peut être souhaité davantage de détails mais en ce qui me concerne, il y avait juste ce qu'il fallait. 

Comme dans La jeune fille à la perle, une forme d'art est mise en avant : la couture et plus précisément le patchwork qui a une place importante dans la vie d'Honor. Un autre côté que j'ai trouvé très intéressant. 

Même si l'histoire se déroule en 1850 le langage est simple et efficace. Bref vous l'autre compris, ne vous fiez pas à la couverture qui donne juste envie de faire demi-tour, je vous le recommande chaudement !

9/10


mardi 30 mars 2021

Petit Pays de Gaël Faye


 

J'ai démarré cette lecture grâce à ma sœur qui me l'a chaudement recommandé et qui voulait mon avis. Je connaissais l'auteur à travers ses chansons aux textes profonds et puissants qui me mettent chaque fois la chair de poule. Malheureusement j'ai trouvé que ce livre n'était pas tout à fait dans la même lignée.

➤ Un contexte et des lieux assez lourd

Ce n'est pas un récit très détaillé dans l'ensemble mais lorsqu'il s'agit de lieux et de peuples, tout est déballé sur la table, à nous de faire le tri. Bien sûr, ça fait partie du thème de ce livre puisqu'il traite de l'arrivée de la guerre au Burundi et au Rwanda, notamment à cause de la violence entre plusieurs peuples. Mais comme je ne m'étais pas du tout renseignée sur le sujet avant ma lecture, j'ai eu souvent du mal à m'y retrouver.

➤ Une enfance naïve : première partie

Gabriel grandit dans une famille où les enfants n'ont pas le droit de prendre part aux discussions d'adulte. Lui et sa sœur sont complètement exclus des problématiques de la vie quotidienne, du travail, de la politique etc. Gabriel vit donc sa vie d'enfant et s'amuse avec ses copains sans se soucier de quoi que ce soit même quand le contexte géopolitique change. A tel point qu'il se sent presque intouchable même quand la violence entre les différentes ethnies se déchaînent. Il relate ce qu'il voit et entend sans avis réaction ni avis. Ou quand tout devient trop dur, il s'enfuit avec ses copains ou dans la lecture.

Je n'ai pas du tout apprécié cette partie. En fait, je m'attendais à un récit fait à travers des yeux d'adulte alors que c'est sa vision d'enfant qu'il nous propose. Et honnêtement, sa petite vie bien rangée et son égoïsme m'ont laissé sans voix face à tout ce qu'il se passe autour de lui et qui lui importe peu. Il y a beaucoup de détails sur ses copains et leurs activités en dehors de l'école ; aller chercher des mangues, les revendre, s'acheter des bonbons, se raconter des histoires ... on a l'impression que rien de ce qu'il se passait dans le pays ne le touche à ce moment là. J'avoue que comme je m'attendais à un récit plus mature et profond, à l'image de ses chansons poétiques, je n'ai peut être pas laissé sa chance à Gabriel de me montrer autre chose.

➤ Une seconde partie beaucoup plus sombre

Se succèdent des événements qui vont obliger Gabriel à prendre pleinement conscience de la guerre qui l'entoure. Enfin, on entre dans le vif du sujet ! Et autant vous dire qu'on passe d'un extrême à un autre. J'ai trouvé certaines scènes sont particulièrement difficiles à lire mais, je pense, nécessaires pour que le lecteur comprennent vraiment l'horreur qui a secoué ces peuples pendant des années. 

Certains noms comme Pacifique et Innocent ont aussi été particulièrement bien choisis et évocateurs pour mettre en avant l'impact de la guerre sur les habitants et ce qu'elle pousse à devenir. Je suis aussi très contente d'avoir le retour de Gabriel adulte, quand il retourne dans l'impasse où il a vécu et qu'il voit ce que le pays et ceux qu'il connaît et qui ont survécu, sont devenus.

Une seconde partie difficile mais percutante et c'est à ça que je m'attendais, c'est ça qui m'a pris par les tripes et m'a donné envie de me renseigner sur cette guerre.

6/10

Et vous, est ce que vous connaissez cet auteur et ses écrits ?




vendredi 19 février 2021

Le Chant du Bison - Antonio Pérez Henares

 



Vers mi-janvier, la maison d'Edition Hervé Chopin et Agnès Chalnot (que je remercie encore une fois) m'ont proposé de découvrir une de leur nouveauté: Le Chant du Bison, un roman historique d'Antonio Pérez Henares qui se déroule à la préhistoire ! Une originalité que l'on ne retrouve pas souvent et qui m'a beaucoup tentée !


➤ Une originalité de contexte à bien mener...
Si vous êtes du genre lecteur et écrivain, vous aussi vous avez déjà du vous interroger sur la façon d'amener des personnages avec un langage différent ou même d'utiliser des noms de lieux réels à une époque où leurs emplois relèvent du véritable anachronisme, au point de peut être vous arracher les cheveux. Moi oui. C'est pourquoi j'étais intriguée par la façon dont l'auteur aller construire son récit pour nous faire voyager, faire discuter ces personnages etc. Pourtant, ce n'est pas la première fois que je lis un récit de ce genre puisqu'il y a une bonne dizaine d'années (à une époque où j'étais d'ailleurs peut être trop jeune pour lire ce livre xD), j'ai lu La lune des Rennes d'Elizabeth Marshall Thomas (que vous ne trouverez d'ailleurs plus en librairie puisqu'il n'a jamais été ré-édité depuis sa parution en 1988) qui m'avait beaucoup marqué et que j'avais globalement apprécié malgré la singularité du récit (pour moi à l'époque). 


➤ Histoire et tranche de vie
Ce que j'ai apprécié c'est que l'auteur choisisse dans ce récit de ne pas juste suivre un des clans de la préhistoire mais de choisir justement un moment où Sapiens et Néandertalis ont se sont croisés et peut être affrontés ! On ne va donc pas se contenter de suivre les vicissitudes de la dure vie de l'homme de Cro Magnon mais vraiment voir les enjeux à court et long terme pour deux peuples qui se ressemblent mais que parfois tout oppose ! Malgré le côté intéressant et tentant de l'histoire, ce roman fait tout de même parti pour moi de ces histoire que j'appelle "tranche de vie", c'est à dire que vous aller y suivre l'évolution d'un ou plusieurs personnages sur plusieurs années voir toute une vie. Et alors ? Alors, ça a un impact sur mon rythme de lecture. Je ne suis pas capable de lire ce genre de livre rapidement. Ce genre d'histoire a cet effet "long fleuve tranquille" sur mon rythme de lecture qui, inconsciemment, m'oblige à prendre le temps. On est loin du suspens haletant d'un thriller ou d'un roman d'aventure classique et on a plutôt envie d'apprécier sa lecture au fil des errances de nos personnages. Malgré tout, le rythme s'accélère sur la dernière centaine de pages !


➤ Les recherche historiques pour servir le récit
Un des points intéressants du livre c'est qu'il est parfois ponctué de quelques légendes de bas de pages qui vont vous donner des indications notamment géographiques sur la disposition des grottes découvertes par rapport aux montagnes ou aux noms actuels des lieux. L'auteur a fait le choix de reprendre les noms réels, actuels (mais dont l'origine est parfois déjà très ancienne) des lieux que nous découvrons. On y apprend aussi certaines des découvertes qui ont été faites sur ces mêmes sites historiques ainsi que des détails sur les peintures rupestres qu'on y découvre ou qui ont été découverte ailleurs mais qui servent ici le récit fictif de l'auteur. C'est intéressant à découvrir d'autant qu'on sait qu'il n'y a pas eu de gros affrontement (entraînant l'extinction de Néandertal) entre les deux clans et que le métissage des deux se lit encore dans nos ADN de nos jours !


➤ Un bon style et une bonne lecture !
Le style de l'auteur est bon et j'ai passé un bon moment de lecture malgré les quelques longueurs inhérentes à ce genre de récit. Le roman se lit bien, il faut peut être juste s'habituer aux nombreux personnages. C'était une agréable découverte et je serais curieuse de découvrir les autres romans de l'auteur à l'avenir. 


8 / 10
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samedi 16 mai 2020

Chronique film: Les deux papes



Bonjour à tous !
J'espère que vous allez bien, je profite d'une petite pause au moment du déconfinement pour vous parler d'un film que j'ai regardé il y a quelques temps. Si vous avez Netflix, vous l'avez surement vu au moins passer une fois dans vos suggestions. Les deux papes est un film qui est disponible sur Netflix depuis quelques mois déjà et que j'avais ajouté à ma liste. J'avais très envie de découvrir ce nouveau film inspiré de faits réels puisqu'ils relatent tout de même le parcours de l'actuel Pape: le Pape François. 

Pour la petite anecdote, je ne me suis jamais vraiment intéressée à la religion chrétienne vous des raisons et des croyances tout à fait personnel dont beaucoup on était influencé par la position de l'Eglise sur de nombreux sujets au fil des ans et de mon éducation. L'arrivée du Pape François a, je trouvé été, une bouffée d'air revigorante pour pas mal de chrétien qui se sentait exclu de cette communauté religieuse à cause de leur sexualité, de leur divorce et d'autres choses et je trouve cet aspect extrêmement positif. D'une manière générale, le Pape François a semble-t-il ouvert ses bras à toutes ses personnes et promeut un message de paix et de tolérance très bienvenu. Au-delà de tous les récriminations qu'il y a pu avoir parfois, je trouve que c'est un personnage intéressant et relativement moderne au sein d'une Eglise qui a fait extrêmement parler d'elle. 

Vous savez donc pourquoi, je trouvais extrêmement intéressant d'en apprendre plus sur ce personnage bien que je ne sois pas chrétienne ou pratiquante. Je peux vous dire que le film est fantastique, au delà de "l'histoire" en elle même et des sujets abordés, le film est un petit bijou de réalisation. On suit une conversation entre deux personnages, on y aborde le passé de l'un, les doutes de l'autres, la musique ou le silence apporte toute l'ambiance à ce récit tout comme le cadrage et c'est beau. 

On va suivre l'histoire de nos deux papes, d'un côté, le Cardinal Bergoglio (futur Pape François) et le Cardinal Ratzinger (futur Pape Benoit XVI) au moment du Conclave de 2005 après la mort du Pape Jean Paul II. Si j'ai été un peu surprise que l'histoire commence à ce moment, cela permet de suivre l'évolution de nos personnages et des votes qui se sont déroulés lors des conclaves. 

J'ai beaucoup aimé aussi en apprendre plus sur l'histoire du Pape François, on y découvre la vie difficile qu'il a du mené lors de période trouble de l'histoire de son pays, on y découvre aussi une certaine détermination à ne pas devenir pape, il ne semble pas vouloir du siège pontifical et son élection sonne comme un déchirement. Même si le personnage semble digne à l'écran, on sent toute la solitude qui pèse sur ses épaules et ce passage a su me tirer des larmes. 

J'ai beaucoup aimé ce film qui mélange l'histoire de ses hommes, des discussions autour de la religion, du doute, des croyants sans trop en faire et qui sont très intéressantes !

Un film qui en intéressera plus d'un !

8 / 10
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mardi 4 février 2020

Chronique cinéma: 1917


Bonjour à tous !
On parle pas mal en ce moment, avec sa nomination aux Oscars, de 1917, film censé concurrencer Parasite pour l’Oscar du meilleur film. Je n’avais absolument pas fait attention à ce film, et c’est seulement quand des amis m’en ont parlé en des termes très élogieux que je me suis dit qu’il fallait aller le voir. Je ne vais pas si souvent que ça au cinéma (par an, ça se compte sur les doigts des deux mains), mais (ou alors « donc » ?) je m’arrange pour y aller quand l’occasion vaut le coup.
J’y suis donc allée, et pour tous les points de ce film, ma réaction sera la même : c’était vraiment très bon, excellent, mais je n’ai pas eu de coup de cœur, et, puisqu’il faut apparemment se prononcer, je préfère Parasite.

D’ordinaire, je ne suis vraiment pas fan des films de guerre. Je comprends leur aspect social/géopolitique mais je préfère d’autres types de films pour cela, et la « beauté de l’action » me lasse vite finalement. Mais 1917 fait exception à la règle, puisqu’il ne s’agit pas que d’un film de guerre ! Il s’agit surtout de suspens haletant, d’immersion du spectateur dans une mission qu’il a l’impression de mener lui-même, et c’est très réussi !  Le secret de cela : 1917 est filmé en un seul plan-séquence. J’ai plusieurs choses à dire à ce propos :
* OUI, c’est un faux plan-séquence, puisqu’en effet on peut, si on y fait très attention, déceler des coupes et des trucages. J’ai été assez exaspérée par tous ces spectateurs qui se targuent d’avoir su les déceler : je ne vois vraiment pas ce qu’il y a d’intéressant là-dedans, à part si vous êtes un étudiant en cinéma à la recherche d’idées pour votre prochain court-métrage en plan séquence. Tout l’intérêt du film repose sur l’immersion procurée par ce plan-séquence (j’y reviendrai), donc si on passe 2 heures à se focaliser sur le repérage des coupes, bah on passe totalement à côté du film ! Je veux dire, si le montage était horrible et que ces coupes gâchaient totalement le film, là oui je vois l’intérêt de dire ce qui n’a pas été, mais là faut pas exagérer c’était très subtil et très propre !
* Certes, 1917 est loin d’être le premier film en un seul plan-séquence, le plus connu étant La Corde d’Hitchcock, ce n’est pas une nouveauté. Mais rappelons qu’il s’agit ici d’un film de guerre : ça explose, ça se bat, ça tombe, ça se relève, ça meurt, ça court… Les contraintes chorégraphiques sont énormes, et pourtant 1917 s’en sort à merveilles : tout est maîtrisé, millimétré, et le plan-séquence n’en est que plus impressionnant !
* Et je voulais donc aboutir à l’aspect très immersif du film : un seul plan séquence, sans coupes (ou du moins sans coupes scénaristiques), ça implique que 2 heures dans le film = 2 heures dans la vie réelle. Eh oui : l’action est censée se dérouler en temps réel, ce qui permet une immersion totale dans l’intrigue, et une très grande identification avec le personnage principal. On a l’impression d’accompagner le soldat dans chacune de ses péripéties, le fusil à la main et la gorge nouée, on vit le film comme une véritable aventure ! Et c’est notamment l’illusion du temps réel qui permet d’y prendre part.

Mais à côté de cela, le film est également très beau visuellement : les plans, les couleurs, le tournage de nuit avec le feu, tout est magnifique ! Enfin, il s’agit de guerre, vous m’avez comprise, je parle seulement d’esthétique visuelle. C’est aussi sublime que violent.

Bref, 1917, c’est plus qu’un film, c’est un spectacle, une expérience à couper le souffle. Il n’y a aucune longueur, aucun ennui possible, on reste en haleine du début à la fin. On retiendra la minutie du travail d’orfèvre qu’ont accompli chacun des membres techniques du film ; et la beauté des plans !

8/10
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Nommé aux oscars 2020, le dernier film de Sam Mendès est une véritable perle cinématographique.

Résumé : L’histoire se déroule en 1917, Première classe Schofield (George MacKay) et Blake (Dean-charles Chapman) sont envoyés sur une mission qui permettrait de sauver la vie à plus de 1600 soldats anglais. Pour mener à bien leur mission, ils n’ont que quelques heures pour rejoindre le front et prévenir le général Mackenzie (Benedict Cumberbatch) avant qu’il ne donne l’assaut…

Tourné de façon à ce qu’on ait l’impression de suivre le Première Classe Schofield et le Première Classe Blake dans leur progression sans aucune coupure. Ce ‘one-shot’ n’offre aucun répit. Ce n’est qu’une suite sans fin d’un seul et même plan qui vous fera entrer dans la vie d’un soldat en temps de guerre.

La mise en scène est époustouflante, les trous d’obus, les grenades, la poussière… Tout est recréé au plus proche de la réalité. En tant que spectateur, on a vraiment la sensation d’être dans les tranchées en 1917.

L’objectif de cette mise en scène est vraiment de montrer les conditions de vie (et de mort) de ces soldats. Par l’image, on ressent la désolation, le manque et la mort qui entourent les personnages. Sam Mendes met en avant l’inégalité, ces soldats qui n’avaient rien demandé se trouvent à subir les conséquences.

La mort est partout. Elle n’est pas belle. On le voit en image, on l’entend dans des récits, on la sent… Sauf dans CETTE scène. Cette fameuse scène pendant laquelle le temps est comme suspendu. La guerre s’arrête et la vie reprend le dessus. Il n’est plus question de courir pour délivrer le message mais de prendre le temps d’apprécier l’autre.

1917 est un film magnifique, à voir absolument.

9 / 10
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mardi 14 janvier 2020

Un millionaire à Lisbonne - J.R.Dos Santos



Bonjour à tous !
Je vous retrouve aujourd'hui pour vous parler du second tome du dyptique L'homme de Constantinople de José Rodrigues Dos Santos. Je remercie chaleureusement les éditions Hervé Chopin pour cet envoi qui est arrivé le 24 décembre, un cadeau de Noël à l'avance !
Vous vous souvenez peut être, je vous ai déjà parlé de cet auteur plusieurs fois, je l'ai découvert grâce à La formule de Dieu que j'avais adoré. En plus de nous fournir un récit digne d'intérêt à chaque fois et qui nous tient en haleine, l'auteur nous offre en plus toujours la possibilité de réfléchir sur des sujets historiques, spirituels et philosophiques et on passe un excellent moment. 

J'avais adoré le premier tome alors que l'auteur sortait un peu des récits dont il a l'habitude et s'intéressait, même de façon plus ou moins fictive, à la vie de d'un homme ayant eu une influence géopolitique cruciale au XXè siècle, dans un récit presque biographique et riche par son réalisme. 
Je vous disais dans ma chronique du premier tome que ce n'était pas le genre d'histoire sur laquelle je me penchais habituellement mais l'auteur avait réussi à m'emporter dans son récit et j'avais hâte d'en découvrir la suite avec ce deuxième tome en main. 

Dans ce deuxième volet, on suit toujours la vie de Kaloust mais aussi celle de son fils, Krikor, et c'est probablement ce qui m'a le plus marqué dans ce second tome, on s'attache beaucoup plus à ce personnage qui lors de la première guerre mondiale décide de rejoindre la Turquie pour retrouver celle qui l'aime. Commence alors un périple inimaginable et insoutenable qui nous met face à ce qu'a du être le génocide Arménien. Sous couvert de la première guerre mondiale et des animosités, le gouvernement turc décide, purement et simplement, l'annihilation du peuple chrétien arménien en commençant par les hommes, puis les femmes, les vieillards et les enfants: déportés, subissant pillages, attaques et viols le long du convoi jusqu'aux camps de la mort en Syrie. Un génocide qui en rappelle un plus connu… celui des Juifs de la seconde Guerre mondiale. 
Je trouve très intéressant que l'auteur ai choisi de mettre ce fait historique et dramatique en valeur dans le récit, c'est un génocide qui a longtemps était occulté de l'histoire de l'homme et qu'on a du mal à relier à la première guerre mondiale mais qui a pourtant était réel pour tout une population arménienne déjà opprimée par le gouvernement Turc de l'époque.
C'est dur, c'est violent, on est surpris et choqué par l'horreur de la chose et on ne peut que souffrir avec Krikor et serrer les dents jusqu'à ce que cela cesse. 
J'ai parfois arrêter de respirer pendant la lecture de cette partie de l'histoire. 

Le reste de l'histoire se concentre sur l'exil des Sarkisian à Lisbonne lors de la seconde guerre mondiale, les déboires de Kaloust avec le complexe de la Turkish Petroleum Compagny pour faire respecter ses droits, l'adoption de Lisbonne comme nouveau foyer. J'ai beaucoup moins était touchée par la fin de l'histoire de cet homme dont les principes très stricts l'ont tout de même permis de rester Monsieur 5%, l'homme le plus riche du monde à son époque, devant Rothschild lui même. 

Néanmoins, l'histoire de Kaloust Sarkisian reste extrêmement intéressante de son départ de Constantinople à son arrivée à Lisbonne, cet homme a fait preuve de beaucoup de bon sens, de bonnes idées, d'entreprises périlleuses mais toujours payantes, traversant deux guerres, à deux doigts de perdre son unique fils dans le génocide arménien et de perdre tous ses droits sur la plus grande réussite de sa vie.

Le style de l'auteur vous emporte dans cette vie incroyable, le livre se lit vite, on veut en savoir plus, encore et toujours. Je ne regrette absolument pas d'avoir choisi de lire ses deux ouvrages et vous les recommande vraiment, même si cela ne semble pas être votre genre de prédilection !

9 / 10
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mardi 26 novembre 2019

Chronique film: Le Roi



Bonjour à tous !
Aujourd'hui je vous retrouve rapidement pour vous parler d'un film disponible depuis quelques semaines sur Netflix. J'en avais entendu parler via les bandes annonce et la publicité qui avait été fait autour. Netflix me l'a aussi mit en avant comme film qui pourrait me plaire et Léane avait décidé de le regarder aussi !
J'avais très envie de découvrir ce film d'autant plus qu'on mettait en avant le rôle de Timothée Chalamet qui fait énormément parler de lui ces derniers temps et semble être une tête montante de la nouvelle génération d'acteur. On y retrouvait aussi Robert Pattinson que personnellement je n'avais pas revu dans un film depuis Twilight (je n'ai pas regardé les films qui sont sorti entre temps à part De l'eau pour les éléphants) et dans une moindre mesure Lily-Rose Depp. 

J'ai été plutôt ravie de découvrir ce film, j'aime beaucoup les drames historiques et la mise en scène de moments historiques, je suis le genre de personne qui va regarder les films sur les Reines Elizabeth Ière ou Victoria, les guerres celtes, les conquêtes Vikings etc.… Alors quand on me propose de raconter l'histoire du roi Henri V, ce jeune roi monté sur le trône à la succession de son père qui ne semble guère intéressé par le pouvoir et va finalement entrer en guerre avec les Français, je dis oui ! 

J'ai beaucoup aimé ce film, l'ambiance qui ressortait de l'image, des musiques et des silences. On a vraiment conscience des enjeux mis en place et du tiraillement que ressent le personnage à l'égard de son statut et de la politique de son pays. J'ai néanmoins beaucoup aimé le personnage joué par Timothée Chalamet, une fois qu'il doit assumer le titre de Roi, Henri prend une tout autre profondeur et assume à sa façon son titre de Roi, on sent chez lui un désire de réformer son pays, de lui offrir plus de stabilité, moins de conflits internes. Le but n'est pas la conquête de territoires mais la stabilisation de ce que l'Angleterre a déjà. 

Le jeu de Timothée Chalamet est remarquable, il est bluffant à l'écran, son regard accroche le spectateur, sa retenu, son calme à l'écran et le comportement de son personnage force le respect et donne envie de s'attacher à ce jeune homme, propulsé roi sans aucun désir. 
Concernant le jeu de Robert Pattinson, je l'ai trouvé correct mais sans plus (en fait, je me suis dit que si Edward avait passé dix siècles en compagnie des Volturi il aurait pu avoir le même comportement que le prince Louis xD). 

Le petit plus de ce film c'est de m'avoir permis d'apprécier la bataille d'Azincourt que j'avais pu découvrir dans la série de Jodi Taylor: Les chroniques de St Mary puisqu'il s'agit du moment historique favoris de l'héroïne !

Une bonne découverte et une envie de suivre le parcours de Timothée Chalamet à  l'avenir !

8 / 10
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mardi 15 octobre 2019

Chronique cinéma: Downton Abbey



Bonjour !
Aujourd'hui, je vous retrouve pour une nouvelle chronique cinéma, la semaine dernière j'ai eu l'occasion de voir le film Downton Abbey, se posant comme une suite à la série actuelle !
Si vous n'avez pas vu la série, je ne pense pas que le film sera très agréable pour vous sans une connaissance minimum des personnages et des derniers évènements, de la dernière saison surtout (pour y avoir été avec quelqu'un qui n'a jamais vu la série, je peux vous dire que ça a été très long pour elle xD *coucou Léane*), d'autant que n'ayant aucune connaissance de la série, de son rythme et de son fonctionnement, vous risquez de vous ennuyer: exit les gros rebondissement, l'action à plein pot et le suspens mortel !

Néanmoins, pour ceux qui comme moi avaient vu toute la série, vous allez probablement passer un bon moment en retrouvant les personnages, les décors, le jeu des acteurs… et ce petit générique de début qui se termine sur un bruit de clochette (véridique, avouez que ça vous a manqué) ! Pas besoin de revoir la saison précédente avant de vous rendre au cinéma, le film fait le choix de s'écarter des dernières intrigues. C'est le Roi et la Reine qui viennent manger à Downton Abbey et cet événements va mettre en branle tout le domaine et les habitants du village. C'est un temps de fête et de stress pour tous nos personnages. 

Je ne vais pas vous en dire plus, ci ce n'est que j'ai passé un bon moment et que le filme respecte bien le rythme que l'on côtoyait dans la série, on a la sensation de regarder un double épisode, tranquillement, comme d'habitude. 
J'ai pas contre été ravie de retrouver Lady Douairière joué par l'incontournable Maggie Smith ! Son jeu et ses répliques sont hilarantes et c'est vraiment le petit plus de cette série, ce personnage est génial mais le film offre une porte de sortie à ce personnage pour la suite des évènements. A peine sortir, Downton Abbey s'offre déjà la possibilité d'un second film, relayé allégrement par les médias ! L'histoire de Downton Abbey ne va donc pas se terminer avec ce film, presque pur produit du fan service, qui fait pourtant mouche, les fans sont contents, moi aussi. 


Une petite suite bien sympathique en forme d'intermède pour la série Downton Abbey.

8 / 10
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mercredi 14 août 2019

Chronique film: Good bye, Lenin!


Hello tout le monde !
Certains d’entre vous ont peut-être, comme moi, regardé Good bye, Lenin ! sur Arte dimanche dernier, cette comédie sur le passage de la RDA communiste à l’Allemagne unifiée en 1989. C’est une période que je n’ai pas connue puisque je suis née en 1997, et c’était donc très intéressant pour moi ! Ainsi, outre les anecdotes sur les produits de consommation différentes, le changement de monnaie, etc, et l’apport non-négligeable des images d’archives intégrées au film, je voulais m’attarder ici sur quelques points que j’ai particulièrement appréciés.

Tout d’abord, ce qui saute aux yeux dans Good bye, Lenin !, c’est la volonté d’objectivité et de respect de la part de la réalisation. Les idéaux communistes révolus ne sont pas tournés en dérision, et c’est bien je trouve. En fait, le personnage principal est concentré sur la santé de sa mère : il n’y a pas de jugements de valeur du type « c’était mieux avant/c’était mieux maintenant » (pas au début en tous cas), ce qui donne lieu à un portrait plutôt objectif de la RDA. A la fois il n’y a pas de chômage, mais il y a des listes d’attente interminables pour obtenir certains appareils ; il y a de la propagande et de la censure, mais la société est très soudée et tout le monde œuvre pour le Bien Commun… Un film tout en nuances donc, qui je pense retranscrit bien le sentiment des jeunes de l’époque.

Mais un point plus précis qui m’a tout particulièrement marquée, c’est tout le côté « réécriture de l’histoire », qui est très intéressant ! Le fils avoue lui-même qu’il essaye de créer pour sa mère une RDA fictive telle qu’il aurait voulu qu’elle soit, et le parallèle avec les infos réelles est flagrant : les médias communistes (mais aussi ceux de l’Ouest) réécrivaient les faits à leur manière pour faire correspondre le réel à leur idéologie… C’est très fin, et un peu émouvant même.

Je ne saurai en dire davantage sur le côté historique, certainement fort intéressant mais dont je ne connais pas grand-chose. Il y a beaucoup à voir dans ce film, il est très agréable à regarder, sans oublier son humour décalé qui m’a beaucoup plu (l’épisode des lettres de réclamations par exemple !). A ajouter dans sa liste de classiques à voir ou à revoir !

8/10
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samedi 13 juillet 2019

La jeune fille à la perle - Tracy Chevalier



Bonjour à tous !
Aujourd'hui je vous retrouve pour la chronique d'un livre extrêmement connu et qui est surement devenu une sorte de classique de la littérature ! Un livre maintenant incontournable en matière de roman historique et fictif ! Tracy Chevalier a d'ailleurs fait couler beaucoup d'encre avec son roman qui, je pense, est celui qui l'aura rendu la plus célèbre.
J'avais bien entendu, eut vent de cette œuvre ne serait-ce que parce qu'il est rattaché au tableau du même nom, du non moins connu, peintre Vermeer. J'avais très envie de découvrir ce que l'auteur avait pu nous écrire sur le sujet d'autant que si d'un point de vue historique l'auteure a fait un excellent travail en matière de restitution de l'ambiance et des convenances de Delft, des différentes relations du peintre et de sa famille, l'histoire n'en reste pas moins quasiment fictive. 

J'ai beaucoup apprécié l'histoire, je ne savais pas à quoi m'attendre en commençant ce roman. Est-ce que l'histoire allait être haletante à l'histoire d'une romance interdite qu'on pourrait lire de nos jours ? Est-ce que cela allait être assez pompeux et soporifique au vu du cadre historique ?
Je n'en savais absolument rien et j'ai été heureuse de découvrir un style et une histoire au finale assez douce et assez calme. On est loin du roman rocambolesque ou à suspens, on suit doucement l'histoire de Griet, une jeune fille embauché comme nouvelle servante dans la maison des Vermeer.

Griet est un personnage assez singulier, très calme, très posé et plutôt silencieux mais qui n'en boue pas moins intérieurement, qui n'en pense pas moins et qui s'interroge beaucoup. C'est un personnage à la fois curieux et presque introverti qui n'est jamais sorti de sa partie de la vielle ou presque et qui va se retrouver dans une famille à mille lieux de ses croyances et son mode de vie et rien de moins que chez un des plus grand peintre de la ville !

Néanmoins, même si j'ai beaucoup aimé lire ce roman et adoré avancer chaque jour dans l'histoire jusqu'à son aboutissement, je ne me suis pas vraiment attachée aux différents personnages, il est parfois difficile de deviner ce qu'il se cache derrière ce qui semble être l'esprit de génie de Vermeer et les autres personnages sont parfois assez agaçant dans leur nature.

Le style est très bon, il porte agréablement l'histoire qui comme je le disais est assez posée, assez calme, c'est une tranche de vie relativisée et contée. L'ouvrage se lit assez facilement et assez rapidement (il faut dire qu'il n'est pas très épais non plus xD). 

C'est une bonne découverte, j'ai très envie de découvrir La dame à la licorne même si on m'a déjà dit qu'il était surement moins bon...

7,5 / 10
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vendredi 28 juin 2019

Codex 632: Le secret de Christophe Colomb - J.R Dos Santos



Hello !
Aujourd'hui, je vous retrouve pour une nouvelle chronique. Elles se font un peu attendre  ces derniers temps, je n'avance que très peu dans mes lectures: je pensais qu'avec la fin des examens, j'aurais pu avoir plus de temps pour lire mais finalement je profite de mes après midi pour faire autre chose et aussi avancer sur mes lectures de thèses… J'ai donc terminé Codex 632 depuis deux semaines, pardonnez moi de fait si ma chronique s'avère un peu moins complète. 

J'ai beaucoup aimé découvrir le début des aventures de Tomas Noronha, on découvre un jeune professeur de cryptologie/histoire, avec une femme et un enfant malade, qui s'ennui dans son quotidien et à laissé tombé la lutte pour aider son enfant dans sa vie. Une institution va le contacter pour enquêter sur les recherches d'un professeur décédé auparavant. Une enquête mystérieuse qui a pour point de départ la découverte du Brésil et le célèbre Christophe Colomb. 
Je ne suis pas une très grande connaisseuse de l'histoire des découvertes, j'avais beaucoup aimé découvrir tous ces voyages et ces découvertes, de l'Amérique aux chemins vers les Indes mais je n'en ai malheureusement gardé que peu de souvenirs. 

L'histoire et l'enquête que nous découvrons au travers du livre, nous propose de découvrir les secrets autour de la découverte des Amériques et l'identité de son célèbre explorateur: Christophe Colomb, serait-il le simple tisserand génois qui a découvert l'Amérique et tentant de rejoindre les Indes ou est-il plus que cela, n'y a-t-il pas d'autres mystères identitaires ou politiques autour de ses faits historiques ? Là est la question et l'auteur à travers des textes et des récits existant essaye de démontrer une "vérité" autour de ses éléments. 
Je ne vous en dirais pas plus pour vous laisser toute le loisir de percer vous même ce mystère avec Tomas. Néanmoins certains éléments concernant quelques personnages n'étaient guère sans surprise (je suis bien contente de ne pas m'y être attachée). 

Le style de l'auteur est très bon, j'aime beaucoup toutes les parties explicatives/déclaratives données par les personnages pour explorer les différentes théories. Les explications sont riches, on voit que l'auteur a fait de nombreuses recherches et le tout se tient ! J'ai passé un très bon moment de lecture et j'ai hâte de lire la suite !

Une bonne lecture, je n'en attendais pas moins. 

8 / 10
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samedi 11 mai 2019

L'Homme de Constantinople - José Rodrigues Dos Santos



Hello !
Aujourd'hui, je suis contente de vous retrouver pour une nouvelle chronique littéraire. Tout d'abord je tiens à remercier les Editions Hervé Chopin et Agnès Chalnot pour leur confiance ! Je dois vous avouer que lorsqu'on m'a proposé ce nouveau roman de J.R. Dos Santos, j'avais pris ma décision avant même de lire le résumé ! Pour moi, cet auteur est une valeur sûr ! Ses romans et sa série Tomas Noronha cartonnent depuis un moment, notamment avec le succès de La formule de Dieu, ils sont même réédités en poche chez Pocket. Pourtant, le résumé de celui-ci ne m'aurait probablement pas attiré venant d'un auteur que je ne connaissais pas, par exemple, je ne suis pas certaine que je me serais penchée spontanément dessus en librairie. 

Et ça aurait été une monumentale erreur, vraiment ! Je ne vais pas me cacher que ces quelques opportunités me permettent vraiment de découvrir des ouvrages sur lesquels parfois je n'aurais pas forcément misé et la plus part du temps, c'est une très bonne découverte. Ce nouveau roman de J.R. Dos Santos sort un peu de son registre habituel. Il se classe dans la catégorie des romans historiques, l'auteur s'inspire largement de la vie d'un arménien multimillionnaire: Calouste Gulbenkian. Ce roman raconte sa vie, de son enfance en Arménie puis en Turquie, des études en Europe et de son ascension professionnelle !

J'ai littéralement dévoré ce roman - moins sur les deux derniers jours parce que j'étais débordée à la fac - en une semaine ! Je n'avais qu'une hâte, rentrée chez moi dès que possible et attraper le bouquin pour en savoir plus ! Le parcours de cet homme est fascinant, les opportunités qui se présentent à lui, tout autant que son bon sens face aux choix professionnels et "commerciaux" qui se proposent à lui !
On finit par s'attacher à ce personnage qui cherche à s'élever face à un père sévère et déjà très bon en affaire, de gros investisseurs, de fortes personnalités politiques et les enjeux géopolitiques de l'entre-deux siècles !

C'était vraiment immersif et très réaliste, comme d'habitude il y a énormément de travail de la part de l'auteur ! A tel point que j'ai du mal à trouver mes mots pour expliquer le très bon moment que j'ai passé. Au niveau du style, je n'ai rien à redire, comme je vous le disais, j'ai littéralement été happée par l'histoire que l'auteur nous racontait, par cette vie qui se déroulait devant mes yeux d'une façon aussi prenante et passionnante ! L'écriture est fluide, les mots coulent tous seuls, ça se lit très bien !

Une très bonne découverte ! J'ai hâte de lire la suite !

9 / 10
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mercredi 17 avril 2019

Le livre perdu de Léonard de Vinci - Francesco Fioretti



Bonjour !
Je vous retrouve aujourd'hui pour une nouvelle chronique. J'ai eu la chance de découvrir le nouveau roman de Francesco Fioretti grâce aux Editions Hervé Chopins et Agnès Chalnot que je remercie encore une fois. J'avais très envie de découvrir ce roman quand on me l'a présenté, j'avoue que je n'ai pas pu résister à l'attrait du personnage qu'il mettait en scène !
Léonard de Vinci est un personnage historique fascinant, inventeur de génie, grand peintre, scientifique ! C'est un personnage qui fascine et qui intrigue comme certaines de ses peintures tel que le mystère de l'identité de la Joconde. 

Le roman propose de nous lancer dans une enquête avec Léonard de Vinci et Luca Pacioli, un mathématicien très connu de l'époque. Et je trouvais cette idée génial ! Malheureusement je trouve que le résumé exagère un peu, je m'explique: l'histoire que l'on nous promet va bel et bien se dérouler mais l'on est loin de l'enquête haletante qui devrait se dérouler. J'ai donc été un peu déçue de ne pas être embarquée à cent à l'heure dans une aventure pleine de rebondissement. 

Néanmoins, l'histoire n'en ai pas moins riche, un travail formidable a été réalisé sur le côté historique. L'histoire se déroule sur plusieurs années et on découvre un contexte historique extrêmement précis entre les Sforza et les Médicis, les intrigues de pouvoirs dans l'Italie de la Renaissance et de nombreux personnages historiques de renoms: Michel-Ange parmi les artistes, Machiavel parmi les personnages politiques qui m'étaient déjà connu et toute une palette de personnages politiques et aristocratiques italiens. Malheureusement, sans connaissance sur le sujet, on passe un peu à côté !
Cette lecture était de fait un peu difficile, l'histoire italienne m'est totalement inconnue depuis l'époque romaine ! Et les théories mathématiques développées dans le roman sont assez complexes, j'avoue que j'ai bien ressenti mes lacunes en géométrie et elle est loin la période ou je faisais des maths complexes (vive les études de santé et les spécialisations dans des domaines bien particulier xD) !

Ce que j'ai surtout apprécié c'est que le livre nous permet d'apprécier le travail de Léonard au cours d'une longue période de sa vie, de ses expériences sur les techniques de peinture pour la Cène, à sa passion pour l'anatomie, son apprentissage des mathématiques et des théories de la géométrie, ses relations avec les mécènes et les autres personnages. On a l'impression de toucher du doigt la personnalité de cet homme de génie, exalté par ses apprentissages et ses découvertes, frustré par ses échecs et ses innombrables questions, c'est un personnage presque torturé par sa soif de savoir et j'ai trouvé cet aspect touchant !

Le style de l'auteur est très bon et ne serait-ce que son travail de recherche sur le contexte géopolitique de l'époque mérite un grand bravo, personnellement je ne sais pas si j'aurais eut la patience de faire un tel travail pour offrir un roman aussi réaliste !

7 / 10 
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samedi 23 mars 2019

Chronique cinéma! Marie Stuart, Reine d'Ecosse



Bonjour à tous,
Aujourd'hui je vous retrouve pour une petite chronique cinéma. J'avais très envie de voir Marie Stuart Reine d'Ecosse depuis que j'avais vu la bande annonce, je vous en avais même parlé lors d'un article sur les sorties ciné qui m'intéressaient le plus !
J'avais envie de découvrir ce film d'abord pour l'histoire mais aussi pour la présence de deux actrices que j'aime beaucoup: Saoirse Ronan et Margot Robbie mais surtout, comme je le disais pour l'histoire: on entend souvent parler de cette histoire Elizabeth 1ère lutte pour son trône contre Marie Stuart qui cherche à lui reprendre le trône d'Angleterre. Ce personnage histoirique se pose donc comme la "méchante" de l'histoire dans la plupart des récits et des films récents. C'est notamment l'histoire que j'avais découvert dans Elizabeth L'âge d'Or avec Cate Blanchett. 

Sauf que l'Histoire avec un grand H est toujours un peu plus subtil et j'étais contente de découvrir un film qui proposait de voir l'histoire de l'autre point de vue, d'explorer l'histoire de Marie Stuart, des personnages qui gravitent autour, de l'implication d'Elizabeth et sa cour dans la chute de celle-ci.

Clairement, ce n'est pas un film qu'il faut aller voir en quête de divertissement mais un film à découvrir pour le côté véritablement historique de la chose. Le film ne prend pas de pincette, il met directement en cause la place de la femme à cette époque, encore plus difficile à relativiser quand celle-ci est une reine. C'est quasiment un scandale de voir une femme à un rang supérieur, non mariée et qui plus est, catholique pour Mary Stuart alors que l'église d'Angleterre est protestante. Elle est d'ailleurs largement satanisée par un homme d'église. 

Le jeu des acteurs est vraiment bon ! Il n'est pas surjoué, tout le monde est dans le ton, on a pas une impression de la noblesse surjouée ou exagérée à l'extrême. Les décors sont vraiment chouettes, on voit les beaux paysages d'Ecosse et d'Angleterre. Les costumes et les coutumes sont respectées. Ce que j'ai trouvé dommage c'est qu'on s'intéresse du coup moins à Elizabeth et je pense qu'il aurait été intéressant de s'arrêter sur la psychologie de ce personnage historique qui s'est autoproclamé "Reine Vierge".

Un film intéressant pour son aspect historique.

7 / 10
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